Habiter et vivre à Broc

Le village de Broc

Découvrez l'histoire de Broc en bref...

Image
Le Village de Broc

Nombre d’habitants

2’644

Surface et altitude

1010 ha / 718 m (gare)

Paysage

Avec une ouverture à la fois côté nord sur le Lac de la Gruyère et côté sud sur la plaine des Marches et la vallée de l’Intyamon, la localité bénéficie d’intéressantes perspectives paysagères et d’une belle vue dégagée sur le Château de Gruyères, ainsi que sur le Moléson.

Infrastructures

Bus, trains, écoles enfantines et primaires, commerces, cabinets médicaux, dentiste, physiothérapeutes, pharmacie, home médicalisé, poste, bancomats, restaurants, tea-room, installations sportives (complexe sportif (tennis, football, pétanque, etc.), piscine en plein air), déchetterie, etc.

Loisirs

Le village se situe aux portes des domaines skiables des Préalpes et sur les parcours de randonnées pédestres ou cyclistes des vallées de la Jogne, du Motélon et de l’Intyamon ou encore de la Dent de Broc culminant à 1829 m, de même que sur le chemin des pèlerinages menant à la chapelle des Marches.

Vie associative

Broc compte plus de 35 sociétés culturelles et sportives.

Le temps de la découverte

Sur la route Bulle-Charmey, occupant un plateau entre Lac de la Gruyère et Vanils, le grand village de Broc invite le passant à s'arrêter le temps d'une journée pour lui faire découvrir ses trésors.

Un village qui " mérite le détour ", un village - osons l'expression - "cinq étoiles" guidant le voyageur à la découverte de beauté, de nouveautés et de délicatesses.

Là, où depuis toujours l'on traversait la Sarine, s'élève le Château d'En Bas, ancienne propriété des seigneurs de Montsalvens. Adossé à cette maison forte, un pont de pierre en dos d'âne datant de 1580 nous fait revivre le temps où l'on se déplaçait à pied, à cheval ou en char à bancs. A deux pas, s'élance dans le ciel l'élégante tour de l'église de l'ancien Prieuré des Bénédictins. Le site est unique et, au cours des siècles, il a inspiré de nombreux artistes. Pourquoi ne pas prendre le temps de s'arrêter longuement et de graver dans sa mémoire cet îlot de grâce et de calme !

Au pied de la Dent de Broc, s'élève la chapelle de Notre-Dame des Marches. Voulue par son donateur - au début du XVIIIème siècle - comme la plus belle chapelle du canton de Fribourg, elle brille d'un éclat encore plus particulier depuis sa restauration du milieu du XXème siècle. Grâce à quelques artistes du groupe St-Luc - Dumas, Cingria, Feuillat, Stravinsky, Beretta, Faravel - les nombreux pèlerins peuvent, dans la splendeur du lieu, faire monter vers Marie les couplets émouvants du célèbre Nouthra Dona di Maortsè de l'Abbé Bovet.

L'église paroissiale St-Othmar construite en 1877 et restaurée à plusieurs reprises a remplacé l'ancienne église du Prieuré. Elle a, elle aussi, bénéficié du talent de nombreux artistes : Dumas, Cingria, Beaud, Feuillat, Landry, Riba et Cesa.

Electrobroc, c'est le domaine mystérieux et fascinant de la Fée Electricité. Un domaine fait de maquettes et de vraies turbines, de compteurs et d'appareils les plus divers. Un domaine unique en son genre où l'histoire de l'énergie électrique côtoie les dernières nouveautés. Et, pour une dernière émotion forte, la Fée Electricité a invité le Dieu Tonnerre qui, dans un arc électrique, foudroie arbres et cheminées en miniature dans un fracas étourdissant. 

Gardons la chocolaterie Nestlé pour le dessert. Dans ce Temple des Délices ouvert en 1898 par Alexandre Cailler, on y célèbre chaque jour les noces du Lait de la Gruyère et du Cacao de Criollo, de Forastero ou de Côte d'Ivoire et d'Amérique du Sud. De là, dans une grande coraule aussi savoureuse que joyeuse, le Prince Frigor accompagné du Prince Ambassador et de la Princesse Fémina partent à la conquête des palais les plus délicats. 

Et, la tête dans les étoiles, pourquoi ne pas gravir la Dent de Broc afin d'admirer, mille mètres plus bas, le village qui invite le passant à s'arrêter !

Michel Jordan

Un peu d'histoire...

Près de quarante siècles séparent l'histoire des premiers hommes vivant sur le territoire du Broc actuel et celle des Brocois d'aujourd'hui.

En 1874, lors de la construction de la route Bulle-Boltigen, on découvre, sous les ruines de Montsalvens, deux sépultures de l'âge du bronze ancien (2000-1500 av. J.-C.). En 1911, sur le plateau brocois au pied de la Dent, pendant les travaux pour l'établissement de la voie ferrée Bulle-Broc, apparaissent deux tombes de l'âge du bronze moyen (1500-1250 av. J.-C.) et six tombes celtiques (325-250 av. J.-C.).

Les ruines de Montsalvens en 1946

Les ruines de Montsalvens en 1946

A la fin du Moyen Age, Broc fait partie de la baronnie de Montsalvens, fief de la maison de Gruyère. En 1555, comme toute la seigneurie de Montsalvens, Broc est englobé dans la faillite du Comte Michel et passe à Fribourg (bailliage de Gruyères). En 1864, pour 500 francs, l'Etat de Fribourg cède les ruines du château de Montsalvens à la commune de Broc.

Quartier Bellevue, ancienne école avant l'incendie de 1890

Quartier Bellevue, ancienne école avant l'incendie de 1890

La paroisse de Broc est l'une des plus anciennes de la contrée. Elle regroupe, au 10ème siècle, des paroissiens d'une dizaine de villages situés sur la rive droite de la Sarine, de Lessoc à Villarvolard, ainsi que ceux de la vallée de la Jogne jusqu'à Bellegarde.

Deux grands bouleversements vont marquer la fin du 19ème siècle au village. Dans la nuit du 28 au 29 juillet 1890, un terrible incendie détruit plus du tiers de la localité. 32 maisons, 8 granges et un four sont la proie des flammes. On pense que cette page noire va marquer la fin du siècle.

Incendie de Broc en 1890

Incendie de Broc en 1890

Heureusement, huit ans après le sinistre, s'ouvre une page verte porteuse d'espérance. En 1898, Alexandre Cailler installe une chocolaterie au lieu-dit " Les Moulins ". En quelques années, la population du village va quadrupler et l'on compte 1756 Brocois au recensement de 1910.

Sortie du personnel de l'usine Cailler en 1930

Sortie du personnel de l'usine Cailler en 1930

Le Broc du 20ème siècle sera totalement différent de celui des siècles précédents. Grâce à l'arrivée d'ouvriers spécialisés venus d'Outre-Sarine, Broc profitera des bienfaits d'un sang nouveau. La vie associative prend un essor que nulle autre localité du district ne connaîtra. Le Broc de 1910 avec ses 148 personnes parlant l'allemand et 185 l'italien, avec ses 212 protestants et ses 8 représentants d'autres religions, va donner au village un esprit d'ouverture, de tolérance et de dynamisme qui caractérisera tout le 20ème siècle.

Michel Jordan